POURQUOI
je ne suis plus catholique

Le pape successeur de Pierre ?

Si donc quelqu'un dit que ce n'est pas par l'institution du Christ ou de droit divin que le bienheureux Pierre a des successeurs dans sa primauté sur l'Église universelle, ou que le Pontife romain n'est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu'il soit anathème. (c’est-à-dire déclaré hérétique).

Concile Vatican I, 18 juillet 1870

Pie IX


Convoqué par Pie IX, le premier concile œcuménique du Vatican du 8 décembre 1869 au 20 octobre 1870.

Le 18 juillet 1870, le concile Vatican I définit le dogme de l'infaillibilité et de la primauté juridictionnelle du pape. Les cardinaux reconnaissent comme vraies et irrévocables les interprétations du dogme prononcées par le souverain pontife. Avec une nuance toutefois : ses décisions n'ont de valeur que si elles sont prononcées de façon solennelle, devant le peuple, ex cathedra. L'infaillibilité ne s'applique pas aux décisions ordinaires du souverain pontife, en matière de discipline, de morale ou de gestion des affaires courantes.


Au Vatican sculture figurant l'apôtre Pierre

La primauté de Pierre

Jésus choisit clairement Pierre pour le mettre à la tête des apôtres.

M. Dubost et S. Lalanne, Le nouveau Théo : l’encyclopédie catholique pour tous, Paris, Mame, 2009, p. 645

Christ a décrété que la primauté de Pierre se transmettrait perpétuellement ; les évêques de Rome sont ses successeurs.

New Catholic Encyclopedia, 2003, volume 11, pages 496

Si quelqu'un donc dit que le bienheureux Apôtre Pierre n'a pas été établi par le Christ notre Seigneur chef de tous les Apôtres et tête visible de toute l'Église militante ; ou que ce même Apôtre n'a reçu directement et immédiatement du Christ notre Seigneur qu'une primauté d'honneur et non une primauté de juridiction véritable et proprement dite, qu'il soit anathème.

Concile Vatican I, Pastor Aeternus, 18 juillet 1870

Qu'en est-il réellement ? Pour affirmer la primauté de Pierre l'Eglise met en avant un unique verset biblique :

Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église (Mathieu 16 :18, Jé)

Bible de Jérusalem (version catholique)

Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et je te donnerai les clés du royaume des cieux.

Au coeur de Saint Pierre de Rome, sous la coupole conçue par Michel Ange, éclairée par 16 fenêtres, figure cette mention en latin.

Ce que dit la Bible

Les versets précédents Mathieu 16 :18 indiquent que l’échange entre Jésus et Pierre portait sur l’identité et le rôle du Christ, et non sur le rôle qui serait dévolu à Pierre :

Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : « Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ? »  Ils dirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes. » « Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? »  Simon-Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »  En réponse, Jésus lui dit : « Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux. Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle. (Matthieu 16:13-18, Jé)

Jésus ne dit pas "Tu es Pierre, et sur ce Pierre je bâtirai mon Église". Mais "sur cette pierre" (la plupart des versions bibliques) ou encore "sur ce roc" (selon quelques autres traductions : Rilliet, TMN,…)

Dans les langues originelles, les mots traduits par "Pierre", et qui signifient "Morceau de roche", sont au masculin (grec : Pétros, masculin ; latin : Petrus, masc. ; syrien : Kiʼphaʼ précédé du pronom personnel masculin hou) ; en revanche, les mots traduits par "roc" sont au féminin (grec : pétraï, datif, féminin singulier ; latin : petram, féminin ; syrien : kiʼphaʼ précédé de l’adjectif démonstratif féminin hadèʼ). - Note TMN 1995

Le point de vue de Pierre

Pierre n’a jamais revendiqué être la pierre, et il désigne Jésus comme étant la pierre.

Approchez-vous de lui (le Seigneur Jésus Christ) (...). Vous mêmes, comme pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’un édifice spirituel (...). Car il y a dans l’Écriture: Voici que je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse, et celui qui se confie en elle ne sera pas confondu. À vous donc, les croyants, l’honneur, mais pour les incrédules, la pierre qu’ont rejetée les constructeurs, celle-là est devenue la tête de l’angle, une pierre d’achoppement et un rocher qui fait tomber. (1 Pierre 2:4-8, Jé)

Pierre a bel et bien reçu de grandes responsabilités dans la congrégation, mais nulle part dans la Bible il n’a prétendu en être le chef ni n’a pris de décisions pour l’ensemble des disciples, ce qui aurait pu laisser supposer qu’il l’était. Dans sa première lettre, il s’est présenté comme un "apôtre" et un "ancien", rien de plus.

Pierre, apôtre de Jésus Christ, aux étrangers de la Dispersion : du Pont, de Galatie, de Cappadoce, d'Asie et de Bithynie, élus (1 Pierre 1:1, Jé)
Les anciens qui sont parmi nous, je les exhorte, moi, ancien comme eux, témoin des souffrances du Christ, et qui dois participer à la gloire qui va être révélée. (1 Pierre 5:1 Jé)

Pierre a-t-il accepté que les autres disciples lui accordent un traitement de faveur ? Non. Il a refusé qu’on lui rende un hommage particulier.

Au moment où Pierre entrait, Corneille vint à sa rencontre et, tombant à ses pieds, se prosterna. Mais Pierre le releva en disant : "Relève-toi. Je ne suis qu'un homme, moi aussi." (Actes 10:25, 26, Jé)

Le point de vue de Paul

De fondement, en effet, nul n'en peut poser d'autre que celui qui s'y trouve, c'est-à-dire Jésus Christ. (1 Corinthiens 3:11, Jé)
Car la construction que vous êtes a pour fondations les apôtres et prophètes, et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même. (Éph. 2:20, Jé)
Le Christ est chef de l’Église. (Éph. 5:23, Jé)

Paul a certes écrit que Pierre s’était vu confier "un apostolat pour les circoncis". (Galates 2:8.) Cependant, comme l’indique le contexte, Paul ne voulait pas dire par là que Pierre dirigeait la congrégation. Il rappelait simplement que Pierre avait été chargé de prêcher aux Juifs.

Le point de vue de Jean

Une trentaine d’années après Paul, vers la fin du Ier siècle, Jean a rédigé trois lettres ainsi que le livre de la Révélation de Jésus ou Apocalypse. À aucun moment il n’a laissé entendre que la congrégation de Rome occupait une position supérieure. Il n’a pas non plus évoqué un quelconque chef de l’église qui aurait détenu la charge suprême de successeur de Pierre.

Jean a même repris sévèrement un disciple nommé Diotréphès qui aimait "occuper la première place".

J'ai écrit un mot à l'Église. Mais Diotréphès, qui est avide d'y occuper la première place, ne nous reçoit pas. C'est pourquoi je ne manquerai pas, si je viens, de rappeler sa conduite. (3 Jean 9, Jé)

Le point de vue des apôtres

Les autres apôtres considéraient-ils Pierre comme supérieur à eux ? Si Pierre était la "pierre", la question de savoir "lequel d’entre eux pouvait être tenu pour le plus grand" aurait-elle été soulevée ?

Il s’éleva aussi entre eux (les apôtres) une contestation: lequel d’entre eux pouvait être tenu pour le plus grand ? Il (Jésus) leur dit: ‘Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler Bienfaiteurs. Mais pour vous, il n’en va pas ainsi.’ (Luc 22:24-26, Jé)

Le point de vue de Jésus

N'appelez personne votre "Père" sur la terre : car vous n'en avez qu'un, le Père céleste. (Mt 23:9, Jé)

Ne vous faites pas non plus appeler "Directeurs" : car vous n'avez qu'un Directeur, le Christ. (Mt 23:10, Jé)

"Directeurs" (bibles Jé, Louis Segond) ou "Conducteurs" (Darby, TMN) ou "Maitres" (Crampon).

Le changement de point de vue
d’Augustin d'Hippone

(Saint Augustin pour les catholiques)
Philosophe et théologien chrétien romain (354-430)

Durant la même période de mon sacerdoce, j’ai écrit un livre contre une lettre de Donat (...). Dans un passage de cet ouvrage, je disais de l’apôtre Pierre: "Il est la pierre sur laquelle l’Église a été édifiée." (...) Mais je sais que par la suite j’ai très souvent exposé les paroles du Seigneur: "Tu es Pierre et sur cette pierre j’édifierai mon Église" de manière à faire comprendre que l’Église est édifiée sur Celui que Pierre a confessé en disant: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." Ainsi, Pierre, nommé après cette pierre, représente la personne de l’Église qui est édifiée sur elle et a reçu "les clés du royaume des cieux". Car il lui a été dit: "Tu es Pierre", et non: "Tu es la pierre." Or "la pierre était Christ", et après l’avoir confessé, comme le fait l’Église tout entière, Simon a été appelé Pierre.

The Fathers of the Church — Saint Augustine, the Retractations, Washington, 1968, tome I, p. 90

Conclusion : La primauté de Pierre n'a pas de fondement biblique.

Pierre s'est-il rendu à Rome ?

Le séjour et la mort de saint Pierre à Rome sont établis au-delà de toute contestation comme des faits historiques par une série de témoignages distincts allant de la fin du premier siècle à la fin du deuxième siècle.

L’Encyclopédie catholique

Considérons ces témoignages "incontestables".

Clément de Rome

4e évêque de Rome (fin du Ier siècle)

On prétend que Clément de Rome confirme que Pierre a séjourné à Rome. Il écrivit :

Oui, regardons les saints Apôtres : Pierre, victime d'une injuste jalousie subit non pas une ou deux, mais de nombreuses épreuves et après avoir ainsi rendu son témoignage, il s'en est allé au séjour de la gloire, où l'avait conduit son mérite. C'est par suite de la jalousie et de la discorde que Paul* a montré quel est le prix de la patience : chargé sept fois de chaînes, exilé, lapidé, il devint héraut du Seigneur au levant et au couchant et reçut pour prix de sa foi une gloire éclatante. Après avoir enseigné la justice au monde entier, jusqu'aux bornes du couchant, il a rendu son témoignage devant les autorités et c'est ainsi qu'il a quitté ce monde pour gagner le lieu saint, demeurant pour tous un illustre modèle de patience.

*La citation de ce passage sur la page Wikipedia s'autorise à substituer Pierre à la place de Paul pour que la démonstration devienne plus évidente. Epître de Clément de Rome aux Corinthiens V:3-7 (apocryphe, non retenu dans le canon des Écritures)

Mais Clément a-t-il vraiment dit cela ? Il est vrai qu’il mentionne Pierre et Paul, mais il ne dit pas que ceux-ci sont morts en martyrs à Rome. C’est seulement à propos de Paul qu’il dit qu’il prêcha "au levant et au couchant", c'est à dire "en Orient et en Occident", ce qui laisse entendre que Pierre n’est jamais allé en Occident (puisqu’il servit plutôt en Orient, à Babylone par exemple). Ainsi, le témoignage de Clément laisse plutôt entendre que Pierre n’est pas allé à Rome.

Ignace d'Antioche

3ème évêque d'Antioche (début du 2ème siècle)

Ignace s’adressant aux chrétiens de Rome :

Je ne vous donne point d’ordres, comme Pierre et Paul : ils étaient apôtres, je suis un esclave.

Lettre d'Ignace d'Antioche aux Romains IV:2 (apocryphe)

Ignace dit-il que Pierre et Paul étaient à Rome ? Non, il dit simplement qu’en tant qu’apôtres, ils donnaient des commandements. Rappelons que des commandements peuvent être donnés au moyen d’une lettre, ou verbalement par l’intermédiaire d’un messager. Celui qui donne des commandements n’a pas besoin d’être personnellement présent.

Irénée de Lyon

2ème évêque de Lyon (IIe siècle entre 177 et 202)

Irénée dit clairement que Pierre séjourna à Rome et qu'avec Paul il fondèrent l'église :

Ainsi Matthieu, chez les Hébreux, a publié un Évangile écrit en leur langue, au temps où Pierre et Paul proclamaient la Bonne Nouvelle à Rome et y fondaient l’Église. (...) l'Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome.

Irénée de Lyon, Contre les hérésies (apocryphe)

Seulement il y a un hic. Il se peut aussi bien que ces déclarations ne soient pas d’Irénée. Les écrits originaux en grec d’Irénée ont été perdus. Ces déclarations qui lui sont attribuées ont été traduites d’une version latine douteuse retrouvée des centaines d’années plus tard.

La preuve la plus puissante que l’on puisse opposer à ces déclarations attribuées à Irénée est leur désaccord avec la Bible. La lettre de Paul aux Romains montre de façon évidente qu’il y avait des chrétiens à Rome avant que l’apôtre ne vînt dans cette ville.

Louis Elliès Dupin

Historien, théologien, professeur, ecclésiastique (1657-1719)

Les catholiques ont inventé de fausses histoires, de faux miracles et de fausses vies de saints pour nourrir et entretenir la piété des fidèles.

Louis Elliès Dupin, Nouvelle bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, contenant l'histoire de leur vie, Volume 1

Il est cocasse de constater que la plupart des témoignages mis en avant par l'église catholique, outre qu'ils soient tardifs, proviennent de gens qui s'étaient appropriés le pouvoir sur l'église de Rome. Au mépris des recommandations de Jésus et des apôtres. Rappelons qu'au temps des apôtres la direction était collégiale (assurée par des anciens) depuis Jérusalem. Vers la fin du 1er siècle l'apôtre Jean avait vu venir les choses :

Je sais, moi, qu'après mon départ il s'introduira parmi vous des loups redoutables qui ne ménageront pas le troupeau, et que du milieu même de vous se lèveront des hommes tenant des discours pervers dans le but d'entraîner les disciples à leur suite. (Actes 20:29, Jé)

L'histoire de l'église catholique ne sera pas autre chose, avec un clergé qui traitera le peuple avec dureté et mépris, des papes dont certains se révélerons particulièrement cruels ou corrompus, une église violente et belliqueuse, baignant dans le sang (hérétiques, inquisitions, guerres de religion, massacres,...).
Que restait-il du christianisme ?

Alexandre VI

Pape de 1492 à 1503 (1431-1503)

On atteint le sommet du scandale (...). Luxe fastueux, dépravation, corruption, intrigues, crimes, achèvent de déconsidérer la papauté.

M. Dubost et S. Lalanne, Paris, Mame, 2009, p. 361

Ce que nous apprend la Bible

Les Écritures inspirées, y compris les deux lettres écrites par Pierre, ne parlent pas d'une visite de l'apôtre à Rome. Et à supposer que Pierre ait prêché à Rome, rien ne permet d’affirmer qu’il était le chef de la congrégation de cette ville.

Lorsque Paul écrivit aux Romains (vers 56 de n è) il mentionne 35 noms (Rom. 16:3-15) dans sa lettre dont 26 personnes auquelles il envoie des salutations. Si Pierre avait été à la tête de la congrégation de Rome, on peut difficilement concevoir que Paul ait oublié ou omis de le citer.

Pierre ne figure pas non plus parmi ceux qui joignent leurs salutations à celles de Paul dans les lettres que celui-ci écrivit de Rome (Éphésiens, Philippiens, Colossiens, 2 Timothée, Philémon, Hébreux). Dans aucune il n’est question de Pierre. N'est-ce pas tout simplement parce que Pierre ne se trouvait pas à Rome ?

Une trentaine d’années après que Paul a écrit ses lettres, Jean a rédigé trois lettres ainsi que le livre de l’apocalypse ou Révélation. À aucun moment il n’a laissé entendre que la congrégation de Rome occupait une position supérieure. Il n’a pas non plus évoqué un quelconque chef de l’église qui aurait détenu la charge suprême de successeur de Pierre.

Conclusion : Ni la Bible ni les faits historiques ne permettent d’affirmer que Pierre se soit autoproclamé premier évêque de la congrégation de Rome. Seuls des textes apocriphes postérieurs au 1er siècle font état de la présence de Pierre à Rome. Ce qui ressemble fort à une ré-écriture de l'histoire.

Babylone serait Rome ?

Le témoignage le plus ancien invoqué par les catholiques est le passage de I Pierre 5:13 où il est écrit :

Celle qui est à Babylone, élue comme vous, vous envoie ses salutations.

Dans une note en bas de page, une traduction catholique (New American Bible), identifie ainsi cette "Babylone" : "Rome qui, comme l’ancienne Babylone, conquit Jérusalem et détruisit son temple." Toutefois, cette traduction catholique reconnaît que, si Pierre est l’auteur de cette lettre, "elle doit être datée d’avant 64-67 de notre ère, époque à laquelle il a été exécuté sous le règne de Néron". Or, Jérusalem n’a pas été détruite par les Romains avant l’an 70 de notre ère. Ainsi, lorsque Pierre écrivit sa lettre, ce parallèle entre Babylone et Rome n’existait pas.

Néron

Empereur romain de 54 à 68 (37-68)

Puisqu’apparemment la persécution cruelle des chrétiens par le gouvernement romain (sous Néron) n’avait pas encore commencé, il n’y avait aucune raison que Pierre cache l’identité de Rome en la désignant par un autre nom.

Nulle part la Bible n'indique que Babylone désigne Rome. Puisque Pierre a adressé sa lettre aux chrétiens des régions littérales du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l'Asie et de la Bithynie, il s'ensuit logiquement que sa référence à Babylone désigne le lieu géographique qui porte ce nom (1 : 1).

L’identification de Babylone à Rome a été mise en doute par des biblistes catholiques romains des siècles passés, parmi lesquels Pierre de Marca, Jean-Baptiste Spagnoli, Michel de Ceza, Marsile de Padoue, Jean Aventin, John Leland, Charles du Moulin, Louis Elliès Dupin et le célèbre Desiderius Erasmus (Didier Érasme).

Pierre de Marca

Historien et archevêque francais (1594-1662)

Marsile de Padoue

Médecin et théoricien politique italien (1275-1342)

Jean Aventin

***Historien et archevêque (1466-1534)

John Leland

***Historien et archevêque (1594-1662)

Charles du Moulin

*** (historien et archevêque 1594-1662)

Desiderius Erasmus

Philosophe, écrivain latin, humaniste et théologien des Pays-Bas (1467-1536)

Louis Elliès Dupin

Théologien et historien français (1657-1719)

La première épître de Pierre est datée de Babylone. Un grand nombre d’anciens ont compris que ce nom signifiait Rome, mais aucune raison ne semble avoir pu inciter saint Pierre à changer le nom de Rome en celui de Babylone. Comment ceux à qui il écrivit auraient-ils pu comprendre que Babylone était Rome ?

Louis Elliès Dupin

Une seule ville est appelée Babylone dans les saintes Écritures. Il s’agit de la ville située sur l’Euphrate. Dans les premiers siècles de notre ère, il y avait une communauté juive importante en Babylonie.

L' Encyclopaedia Judaica parle des "grandes académies (rabbiniques) de Babylone" qui fonctionnaient durant l’ère chrétienne.

Encyclopaedia Judaica, Jérusalem, 1971, tome XV, col. 755 XXXXXX

La Babylonie demeura un centre du judaïsme oriental durant des siècles, et les discussions dans les écoles rabbiniques donnèrent naissance au talmud de Jérusalem, au 5ème siècle de notre ère, et au talmud de Babylone, un siècle plus tard.

International Standard Bible Encyclopedia

La présence de Pierre à Babylone s’harmonise avec la mission qu’il avait reçue et qui consistait à annoncer la bonne nouvelle aux Juifs.

et reconnaissant la grâce qui m'avait été départie, Jacques, Céphas et Jean, ces notables, ces colonnes, nous tendirent la main, à moi et à Barnabé, en signe de communion : nous irions, nous aux païens, eux à la Circoncision (Galates 2:9, Jé)

Pierre allait logiquement déployer son activité dans un centre du judaïsme, tel que Babylone, plutôt qu’à Rome, qui était essentiellement peuplée de non juifs.

Conclusion : L’identification de Babylone à Rome n’est qu’une conjecture qui n’est pas démontrée par des faits.

La mort de Pierre

Le martyre de saint Pierre est traditionnellement représenté, dans l'iconographie chrétienne, crucifié avec la tête dirigée vers le bas : l'historien Eusèbe de Césarée, un contemporain de Constantin Ier, écrit que saint Pierre « est venu à Rome et a été crucifié la tête en bas » mais il attribue cette information à Origène, un théologien mort en 254.

Wikipedia
La crucifixion de Saint-Pierre
Le Caravage
Église Santa Maria del Popolo (Rome)

Eusèbe de Césarée

Écrivain, théologien, évêque de Césarée en Palestine (vers 265-vers 340)

Origene

Théologien, "Père de l'Église" (vers 185-vers 254)

La tradition du martyre de Saint-Pierre, s'appuie sur un texte fragmenté (déclaré apocryphe au VIe siècle, puis au VIIIe siècle), « les actes de Pierre », écrit par Leucius Charinus vers la fin du IIe ou le début du IIIe siècle.

Leucius Charinus, les actes de Pierre

Cruxifiction ?

Il n’y avait pas toujours des arbres aux endroits choisis pour l’exécution publique. On enfonçait alors une simple poutre dans le sol. On y attachait les hors-la-loi en leur liant ou en leur clouant les mains au-dessus de la tête et bien souvent aussi les pieds.

Hermann Fulda, Das Kreuz und die Kreuzigung, Fulda, 1878

Christ, par rachat, nous a libérés de la malédiction de la Loi en devenant malédiction à notre place, parce qu’il est écrit : ‘ Le Christ nous a rachetés de cette malédiction de la Loi, devenu lui-même malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit quiconque pend au gibet (Bible de Jérusalem), ("au bois", selon la Bible de Chouraqui, la Bible de Darby, la Bible à la Colombe et la Traduction Œcuménique de la Bible) (Galates 3:13, Jé).

Paul cite ici Deutéronome 21:22, 23, qui mentionne "un arbre" (Bible de Jérusalem), "un poteau" (Bible de Louis Segond, Bible de Darby), et non une croix.

Un pieu solide comme ceux que les fermiers plantent dans le sol pour construire leurs clôtures ou leurs barrières — ni plus ni moins.

Henry Dana Ward, History of the Cross, Londres, 1871

Rien n’indique qu’au cours des trois premiers siècles qui ont suivi la mort de Christ ceux qui se prétendaient chrétiens se soient servis de la croix dans leur culte. Au IVe siècle, en revanche, l’empereur païen Constantin s’est converti au christianisme apostat et a voulu que la croix en devienne le symbole.

Vers le milieu du IIIe siècle ap. J.-C., (...) les Églises admettaient en leur sein les païens (...) et leur permettaient de conserver, en grande partie, leurs signes et symboles païens. D’où le Tau ou T, (...) avec la barre transversale abaissée, qui fut adopté.

William Vine, Vine’s Expository Dictionary of Old and New Testament Words, 1940, p. 696

Peut-il être agréable au saint Jésus de voir Ses disciples se glorifier dans l’image de cet instrument (supposé) de sa peine capitale, sur lequel Il a patiemment et innocemment souffert, méprisant la honte ?

Henry Dana Ward, History of the Cross, Londres, 1871, p. 74

Reflexion : qui porterait un couteau ou un révolver en pendantif et vénérerait l'arme qui a tuée un être cher ?

Le tombeau de Pierre

Des fouilles ont mis au jour ce que l’on croit être les vestiges d’un petit monument funéraire. Suffisant pour prétendre qu’il s’agit du tombeau de Pierre ? À propos des ossements qui y furent retrouvés :

Les examens anatomique et géologique indiquent que ces os datent du premier siècle ; parmi eux, se trouvent les os d’un homme de grande taille. Mais rien ne prouve qu’il s’agisse des os de saint Pierre.

New Catholic encyclopedia

En vérité, j’ose le dire, car je l’ai vu et entendu à Rome, personne ne sait avec certitude où reposent les corps de saint Pierre et de saint Paul, ni même s’ils y sont. Le Pape et les cardinaux savent parfaitement que c’est là chose incertaine. 

Martin Luther, Contre la papauté de Rome, inspirée du Diable 

Or, il n'y a pas dans l'Écriture la moindre trace de quoi que ce soit qui ressemble à un pèlerinage à la tombe d'un saint, d'un martyr, d'un prophète ou d'un apôtre. La manière même dont le Seigneur jugea bon de disposer du corps de Moïse en l'ensevelissant dans les plaines de Moab, afin que personne ne sût jamais où était son sépulcre, avait évidemment pour but de décourager les sentiments du genre de ceux qui donnent naissance aux pèlerinages.

Alexander Hislop, Les deux babylones, p. 134

Conclusion : Décrire la mort de Pierre relève de l'affabulation. Affirmer que son tombeau a été retrouvé à Rome l'est tout autant.

Le pape

Dans la continuité des cultes assyriens, égyptiens, grecs et romains.

Pontifex maximus

Dans la Rome antique, pontifex maximus (grand pontife) est le titre donné au grand prêtre à la tête du collège des pontifes. C'est la charge la plus élevée en prestige et en obligations au sein de la religion publique romaine.

Wikipedia

Le titre fût ensuite porté par les empereurs romains jusqu'à Gratien qui l'abandonna en 382/383. Le titre n'est alors plus porté pendant des siècles, jusqu'à ce que le pape Théodore Ier le reprenne en 642. Aujourd'hui, le titre Pontifex maximus est réservé au pape.

sous le règne de Théodose (347-395), empereur chrétien de Rome, le premier ministre portait le titre de cardinal.

Alexander Hislop, Les deux Babylones, p.157

La mitre

La mitre portée par le pape et la férule papale.
La mitre de Dagon, le dieu-poisson ou dieu de la mer des Philistins et des babyloniens.

Janus, dont le pape a pris la clef avec celle de sa femme ou Cybèle, était aussi Dagon. Janus, le dieu à deux têtes qui avait vécu dans deux mondes, était une divinité Babylonienne comme incarnation de Noé. Dagon, le dieu poisson, représentait cette divinité comme une manifestation du même patriarche qui avait vécu si longtemps sur les eaux du déluge. (...) Cette bête, moitié homme, moitié poisson, civilisa les Babyloniens, leur apprit les arts et les sciences, et leur enseigna la politique et la religion.

Alexander Hislop, Les deux Babylones, p. 159, 181

La crosse

La crosse du pape.
La crosse et le baton du prêtre babylonien.

les processions

Procession de Pie XII
Comment ne pas y voir une réplique de la procession du pharaon d'Egypte (tenant sa crosse) ?

Le culte des reliques

A Naples, le Pape François baise la relique de San Gennaro dont le sang se liquéfie miraculeusement.
Benoît XVI vénère les reliques de Saint Augustin.

Le culte des idoles

François au sanctuaire Notre-Dame d'Aparecida.

La même manière d'habiller et d'orner les dieux se pratiquait on Égypte, et il n'y avait que les personnes sacrées qui pouvaient remplir une si haute fonction. (...) La coutume d'habiller les dieux occupait aussi une grande place dans les cérémonies sacrées de l'ancienne Grèce.

Alexander Hislop, Les deux Babylones, p. 136

dans le mythe d'Osiris, si on posait un chapelet sur son autel, et que sa tombe fut couronnée de fleurs, c'est là l'origine de cette coutume si générale dans le paganisme, d'orner les autels des dieux de chapelets et de fleurs de toutes sortes.

Alexander Hislop, Les deux Babylones, p. 139
Francois embrasse la statue de Jésus.
Francois embrasse le crucifix.
La vierge couronnée.

Mais si le grand dieu fut couronné, il fallait aussi que la grande déesse reçût le même honneur. Aussi, quand Bacchus emmena dans le ciel sa femme Ariadne, il lui mit, dit-on, une couronne sur la tête20 en signe de la haute dignité qui lui était conférée, et le souvenir du couronnement de la femme du dieu Babylonien est rappelé par la figure bien connue de la sphère appelée Ariadnasa corona21 oucouronne d'Ariadne. C'est là, incontestablement, la vraie source de la cérémonie papale du couronnement de la Vierge.

Alexander Hislop, Les deux Babylones, p. 139

Réflexion : on s'agenouille devant les idoles, on les vénère, on les prie, on les touche, on embrasse leurs pieds, on leur apporte des fleurs, on les promène lors de processions... Et les catholiques affirment le plus sérieusement du monde qu'il ne s'agit pas d'adoration.
Alors qu'est-ce que l'adoration ?
Quelle différence y-a t'il avec les cultes idolatriques d'autres religions non chrétiennes ?

Il a planté un pin que la pluie a fait grandir. (...) Il en avait brûlé la moitié au feu, sur cette moitié il fait rôtir de la viande, la mange et se rassasie; en même temps il se chauffe et dit: ‘Ah! je me suis bien chauffé et j’ai vu la flamme.’ Avec le reste il fait un dieu, son idole, et il se prosterne devant lui, l’adore et le prie et dit: ‘Sauve-moi, car tu es mon dieu.’ Ils ne savent pas, ils ne comprennent pas, car leurs yeux sont incapables de voir, et leur cœur de réfléchir. (És. 44:14-19, Jé)

L'infaillibilité papale

Dans les contrées où le système Babylonien s'est développé le plus complètement, nous trouvons le souverain pontife du dieu Babylonien investi des mêmes attributs que le pape. Appelle-t-on le pape "dieu de la terre, vice-dieu, vicaire de Jésus-Christ"? Le roi d'Égypte qui était souverain pontife21, nous dit Wilkinson, était regardé avec le plus grand respect comme le représentant de la divinité sur la terre. Le pape est-il infaillible, et l'Église de Rome, en conséquence, se vante-t-elle de n'avoir jamais changé et d'être incapable de changer! Il en était de même pour le pontife chaldéen et le système qu'il patronnait. Le souverain pontife, dit l'écrivain que nous venons de citer, était réputé incapable d'erreur; aussi avait-on le plus grand respect pour la sainteté des anciens édits; c'est là sans doute l'origine de cette coutume "qui ne permettait pas de changer les lois des Mèdes et des Perses".

Alexander Hislop, Les deux Babylones, p. 157, 158

Les clés papales

Cependant quand le siège de l'empire fut transporté en Orient, et que Constantinople menaça d'éclipser Rome, il fallut bien chercher de nouvelles raisons pour maintenir la dignité de l'évêque de Rome. Ces raisons on les trouva, lorsque vers 378, le pape devint héritier des clefs qui étaient les symboles des deux divinités païennes bien connues à Rome. Janus avait une clef2, Cybèle avait aussi une clef3 et ce sont là les deux clefs que le pape porte dans ses armes comme emblème de son autorité spirituelle.

Les armoiries du Vatican.
Alexander Hislop, Les deux Babylones, p. 154

La tonsure

On ne peut faire reposer cette tonsure sur aucune autorité chrétienne. C'était bien la tonsure de Pierre, mais du Pierre Chaldéen des mystères, et non du Pierre de la Galilée. C'était un prêtre tonsuré, car le dieu dont il révélait les mystères était tonsuré. Plusieurs siècles avant l'ère chrétienne, Hérodote disait à propos de la tonsure Babylonienne: les Arabes ne reconnaissent pas d'autres dieux que Bacchus et Uranie (c'est-à-dire la reine du ciel,) et ils disent que leurs cheveux étaient coupés de la même manière que ceux de Bacchus; or, ils les coupent en forme circulaire, se rasant autour des tempes.

La tonsure cléricale
Alexander Hislop, Les deux Babylones, p. 164

L'encens

Il est certain que l’encens n’était pas utilisé (par les premiers chrétiens). En effet, son emploi était une caractéristique du paganisme (...). Quelques grains d’encens jetés par un fidèle sur un autel païen : voilà qui constituait un acte d’adoration.

La Cyclopedia, Mc Clintock et Strong

Reflexion : Pouvons-nous imaginer Jésus, fondateur du christianisme, se livrer à de tels rites issus du paganisme ?

Les dogmes de l'Eglise catholique

Dans la religion catholique, un dogme, à la différence d'une croyance, est une vérité solennellement établie par un concile oecuménique, ou par le "magistère infaillible" du pape.

Telle une construction "Lego" l'Eglise a construit sa doctrine au fil des siècles en empilant les rites et les traditions du paganisme antique. L'Eglise a due être imaginative, tortueuse souvent dans ses explications, pour justifier ces dogmes et tenter de les rendre "compatibles" avec l'esprit chrétien.
Voici un historique de ces dogmes.

3ème
siècle

La prière pour les morts débute vers l'an 210

4ème
siècle

On commence à brûler des cierges vers 320

Or, cette coutume d'allumer des lampes et des cierges en plein jour est si entièrement et si exclusivement païenne que nous trouvons des écrivains chrétiens comme Lactance au IVe siècle, qui montrent l'absurdité de cette pratique, et se moquent des Romains "qui allument des cierges pour Dieu comme s'il vivait dans l'obscurité". Si cette coutume avait déjà tant soit peu pénétré chez les chrétiens, Lactance ne l'aurait jamais tournée en ridicule comme une coutume particulière au paganisme. Mais ce qui lui était inconnu à l'Église chrétienne au commencement du IVe siècle commença bientôt après à s'y introduire

Alexandre Hislop, Les deux Babylones, Fischbacher, 1972, p. 144

Lactance

rhéteur chrétien, écrivain, philosophe (250-325)

L'emblème de la croix

Ce qu'on appelle maintenant la croix du christianisme, n'était nullement à l'origine un emblème chrétien, c'était le Tau mystique des Chaldéens et des Égyptiens, la vraie forme première de la lettre T, l'initiale du nom de Tammuz (...) Il n'y a presque pas de tribu païenne où l'on ne trouve la croix. Elle était adorée par les Celtes païens longtemps avant l'incarnation et la mort de Christ.

Alexandre Hislop, Les deux Babylones, Fischbacher, 1972, p. 148, 149

Pour identifier Tammuz avec le soleil, on le joignait quelquefois au cercle du soleil, comme dans la figure 4, quelquefois on le plaçait dans le cercle, comme dans la figure 5.

La croix était le symbole de Bacchus, le Messie Babylonien, représenté ayant sur la tête un bandeau couvert de croix.

Tombe du Pharaon Thoutmosis IV, Vallée des Rois

Vers le milieu du IIIe siècle ap. J.-C., ou bien les Églises s’étaient écartées de certaines doctrines de la foi chrétienne, ou bien elles les avaient travesties. Pour accroître le prestige du système ecclésiastique apostat, les Églises admettaient en leur sein les païens, sans qu’ils eussent été régénérés par la foi, et leur permettaient de conserver, en grande partie, leurs signes et symboles païens, dont la croix.

William Vine, Complet expository dictionary of old and new testament words, 1940

Au cours des IVe et Ve siècles, ce symbole commence d'orner les édifices religieux. À partir du VIe siècle, la croix est régulièrement associée aux représentations du Christ.

Wikipedia

Le dogme de la trinité naît en 381

Le symbole d’Athanase décrit la Trinité en ces termes :

Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, et le Saint-Esprit est Dieu. Et pourtant, il n’y a pas trois Dieux, mais un seul Dieu.

Durant Will, L’Empire — La Jeunesse du Christianisme, traduction J. Marty, Lausanne, éditions Rencontre, 1963, page 240

Une coyance commune à la majorité les religions :

Dans la religion indienne, par exemple, nous rencontrons la trinité Brahmâ, Siva et Viṣṇu ; dans la religion égyptienne, la triade Osiris, Isis et Horus.

James Hastings, Encyclopédie de la religion et de l’éthique (angl.)

La divinité de Jésus

La divinité de Jésus est établie par une multitude de versets. A titre d'exemple la lettre de Paul aux Colossiens :

Car en lui habite corporellement toute la Plénitude de la Divinité (Colossiens 2:9, Jé)

Mais posséder la "divinité", ou la "nature divine", ne fait pas de Christ le même ou l'égal de Dieu le Tout-Puissant.

car Dieu s'est plu à faire habiter en lui toute la Plénitude (Colossiens 1:19, Jé).

Ainsi, toute plénitude habite en Christ parce que cela "a plu au Père" (La Bible de Glaire, Bible de Lemaître de Sacy), parce que c’était "le bon plaisir du Père" (Bible de David Martin).
La plénitude de la "divinité" qui habite en Christ est donc sienne par suite d’une décision prise par le Père.
L’apôtre Paul parle de Christ comme étant "assis à la droite de Dieu", ce qui montre encore que posséder cette "plénitude" ne fait pas de Jésus Christ la même personne que le Dieu Tout-Puissant. (Colossiens 3:1).

5ème
siècle

Le culte de Marie "mère de Dieu" en 431

En 431 de notre ère, Éphèse accueillit le troisième concile œcuménique durant lequel fut débattue la question de la nature du Christ.

La victoire des théologiens de l’école d’Alexandrie, qui tenaient que le Christ ne possédait qu’une seule nature, à savoir la divine (...) fut complète. (...) La décision arrêtée à Éphèse, qui éleva Marie du statut de mère du Christ à celui de mère de Dieu, ne contenait pas seulement en germe le culte de Marie, mais provoqua également le premier grand schisme au sein de l’Église. (...) Aujourd’hui encore, le débat n’est toujours pas clos.

Le culte de Cybèle et d’Artémis fut donc remplacé par le culte de Marie, “ celle qui engendre Dieu ”, ou “ la mère de Dieu ”.

Le culte de Marie pratiqué à Éphèse (...) reste à ce jour une tradition vivante, qui ne saurait s’expliquer autrement que par son lien avec le culte d’Artémis.

Peter Scherrer, Fritz Krinzinger, Schahattin Ekdemail, Ephesos—Der neue Führer, Vienne, 1995

Tétradrachme d'argent de Smyrne (160-150 av. J.-C.)

Cybèle

divinité d'origine phrygienne, adoptée par les Grecs et les Romains. Déesse mère ou encore "Magna Mater" mère des dieux.

Artémis

dans la mythologie grecque, déesse de la chasse et de la chasteté (Diane chez les romains).

6ème
siècle

Le purgatoire est découvert en 593

“Le purgatoire (du latin purgare, purger, purifier) est, selon la doctrine catholique, un lieu ou état de supplices temporels pour ceux qui, sortant de cette vie en état de grâce, ne sont pas entièrement exempts de fautes vénielles ou n’ont pas fait la pleine expiation de leurs péchés. (...) Augustin, dans Ps. XXXVII, n. 3, déclare que la douleur causée par le feu du purgatoire est plus vive que tout ce qu’un homme peut souffrir dans sa vie. (...) Grégoire le Grand parle de ceux qui, après cette vie, ‘expieront leurs fautes par les flammes du purgatoire’ et il ajoute ‘que la douleur sera plus insupportable que n’importe quelle souffrance qu’on peut endurer dans la vie présente’. Marchant sur les traces de Grégoire, St Thomas enseigne que, outre le fait que l’âme est privée de la vue de Dieu, il y a l’autre châtiment par le feu. (...) Non seulement St Bonaventure est d’accord avec St Thomas, mais il ajoute que ce châtiment par le feu est plus vif que tout châtiment subi par l’homme au cours de la vie présente. (...) L’Écriture et les Pères prescrivent des prières et des oblations pour les trépassés, et le Concile de Trente, en vertu de cette tradition, affirme non seulement l’existence du purgatoire, mais ajoute ‘que les âmes qui y sont détenues sont secourues par les suffrages des fidèles mais principalement par l’agréable sacrifice de l’autel’. (...) La doctrine commune des théologiens catholiques est la suivante : 1°) des indulgences peuvent s’appliquer aux âmes détenues au purgatoire et 2°) des indulgences peuvent être obtenues à leur intention ‘à titre de suffrage’.

The Catholic Encyclopedia (New York ; 1911), tome XII, p. 575, 578, 579

Grégoire Ier, dit le Grand

(540-604)devient le 64e pape en 590

St Thomas

En Grèce, la doctrine d'un purgatoire était enseignée par le chef lui-même des philosophes. Ainsi Platon, parlant du futur jugement des morts, croit à une délivrance finale, mais il affirme que parmi ceux qui sont jugés, les uns doivent aller d'abord dans un lieu souterrain, où ils recevront le châtiment qu'ils ont mérité, tandis que les autres, après un jugement favorable, étant élevés aussitôt dans un certain lieu céleste, passeront leur temps d'une manière appropriée à la vie qu'ils ont menée sous une forme humaine1. Dans la Rome païenne, le purgatoire était aussi enseigné aux païens; (...) En Égypte on enseignait la même doctrine du purgatoire.

Alexandre Hislop, Les deux Babylones, Fischbacher, 1972, p. 125

Platon

philosophe grec (-428 ou -427)-(-348 ou −347)

8ème
siècle

Le culte des images et des reliques est imposé en 788

Les premiers Chrétiens, qui avaient hérité du judaïsme son mépris de l’idolâtrie, avaient banni toute forme de vénération qui s’attachait aux images sacrées.

Michael Ennis, Byzance, Presses de la Cité, 1993

Agobard de Lyon

évêque de Lyon (769?-840)

Agobard de Lyon s’insurgea contre le culte des images, la dédicace d’églises à des saints, ainsi que la liturgie et les rituels non conformes aux Écritures.

Claude de Turin

évêque de Turin de 816 à 827 ou 828 (770-780-827 ou 828).

L’évêque Claude de Turin rejeta lui aussi les traditions ecclésiastiques et condamna les prières adressées aux saints et la vénération des reliques.

9ème
siècle

L'eau bénite apparaît vers 850

Sur les monnaies, les pontifes (membres du principal collège des prêtres romains), se reconnaissent aux insignes suivants, placés à leurs côtés : le simpulum, la securis, l'apex, et une sorte de goupillon que les écrivains chrétiens appellent aspergillum, et qui servait à jeter l'eau bénite

Anthony Rich, Dictionnaire des antiquités romaines et grecques, (3e ed. 1883)

Au IVe Concile de Mayence, en 1529, l’eau bénite recevra le pouvoir d’éloigner les maladies et de chasser les calamités publiques.

11ème
siècle

Le célibat obligatoire des prêtres en 1074

lorsque le culte de Cybèle, la déesse Babylonienne, fut introduit dans la Rome païenne, il y fut introduit sous sa forme primitive, avec son clergé célibataire.

Alexandre Hislop, Les deux Babylones, Fischbacher, 1972, p. 163

Le célibat ecclésiastique a été imposé par le Pape Grégoire VII en 1074, lors des conciles de Latran, tenus à Rome, en 1123 et en 1139, et cela est resté la position officielle de l’Église catholique jusqu’à aujourd’hui. C’était un moyen pour elle de préserver son pouvoir et ses revenus en évitant que des prêtres qui seraient mariés ne lèguent à leurs enfants les biens de l’Église.

wp17 n° 2 p. 8-9

Le célibat n’était pas une coutume religieuse pratiquée par les chrétiens du Ier siècle. L’apôtre Paul a mis en garde les croyants :

L'esprit dit expressément que (...) certains renieront la foi pour s'attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines diaboliques, séduits par des menteurs hypocrites marqués au fer rouge dans leur conscience : ces gens-là interdisent le mariage et l'usage d'aliments que Dieu a créés pour être pris avec action de grâces (1 Timothé 4:1-3, Jé)

L'infaillibilité de l'église est instituée en 1076

L'usage du chapelet s'introduit en 1100

Le chapelet est une pratique religieuse en l’honneur de la Vierge Marie. Il désigne également un collier constitué de grains utilisés pour compter les prières. [Il] compte cinq dizaines de grains séparées par un grain isolé qui invitent à cinquante récitations du ‘ Je vous salue, Marie ’, cinq du ‘ Notre Père ’ et cinq du ‘ Gloire au Père ’.

Dom Robert Le Gall, Éditions Assouline, Paris, 1999, page 110

Le chapelet (...) remonte à la plus haute antiquité, et on le trouve chez presque toutes les nations païennes. Les anciens Mexicains faisaient usage du rosaire comme d'un instrument sacré. Les Brahmanes de l'Hindoustan s'en servent très souvent, et les livres sacrés des Hindous en parlent sans cesse.

Alexandre Hislop, Les deux Babylones, Fischbacher, 1972, p. 141

12ème
siècle

La doctrine des 7 sacrements est enseignée en 1140

L’Église catholique reconnaît sept sacrements : le baptême, l'eucharistie, la réconciliation, la confirmation, le mariage, l'ordre, l'onction des malades.

Pierre de Bruys

prêtre catholique (vers 1095-112 ou 1120)

Pierre de Bruys quitta la prêtrise, car il ne parvenait pas à concilier les Écritures et les enseignements catholiques relatifs au baptême des petits enfants, à la transsubstantiation, aux prières pour les morts et à l’adoration de la croix. En 1140, ses croyances lui valurent d’être brûlé vif.

Henri de Lausanne

moine ermite et prédicateur

Henri de Lausanne dénonça les pratiques corrompues de l’Église ainsi que le caractère non biblique de la liturgie. Il est déclaré hérésiarque au concile de Pise (1135). Il fut arrêté en 1148 et finit ses jours en prison.

La vente des indulgences date de 1190

Ayant cruellement besoin de fonds pour construire la chapelle Sixtine, aujourd’hui célèbre, Sixte eut recours à la vente des indulgences en faveur des morts. L’opération remporta un franc succès. Les veuves et les veufs, de même que les parents endeuillés, donnèrent tout leur argent pour faire sortir du purgatoire ceux qu’ils aimaient.

Les vicaires du Christ ou la face cachée de la papauté (angl.)

Sixte IV

couronné pape en 1471 (1414-1484)

L’Écriture et les Pères prescrivent des prières et des oblations pour les trépassés, et le Concile de Trente, en vertu de cette tradition, affirme non seulement l’existence du purgatoire, mais ajoute ‘que les âmes qui y sont détenues sont secourues par les suffrages des fidèles mais principalement par l’agréable sacrifice de l’autel’. (...) La doctrine commune des théologiens catholiques est la suivante : 1°) des indulgences peuvent s’appliquer aux âmes détenues au purgatoire et 2°) des indulgences peuvent être obtenues à leur intention ‘à titre de suffrage’.

The Catholic Encyclopedia (New York ; 1911), tome XII, p. 575, 578, 579 (Concile de Trente 1545-1563)

On substitue l'hostie au pain ordinaire dans l'Eucharistie en 1200

13ème
siècle

Le dogme de la transsubstantiation en 1215

L’Église catholique enseigne que la substance du pain et du vin se transforme miraculeusement en celle du corps et du sang de Christ — on appelle cette doctrine la transsubstantiation. Cet enseignement est né progressivement. C’est au XIIIe siècle que le mot transsubstantiation a été défini et utilisé pour la première fois de façon officielle.

Bérenger de Tours

théologien et archidiacre de Tours (998-1088)

Au XIe siècle, Bérenger de Tours fut excommunié pour avoir rejeté l’enseignement catholique de la transsubstantiation. Pour lui, l’autorité de la Bible devait l’emporter sur les traditions de l’Église.

La confession auriculaire est imposée en 1215

Ibus les Grecs depuis Delphes jusqu'aux Thermopyles étaient initiés aux Mystères du temple de Delphes. On s'assurait de leur silence sur tout ce qu'ils devaient tenir secret, par la crainte des châtiments dont on menaçait une révélation qui aurait été un parjure, et par la confession générale qu'on exigeait des aspirants à l'initiation. Cette confession leur faisait bien plus redouter l'indiscrétion du prêtre, qu'elle ne donne de raison à ce dernier de craindre la leur.

Alexandre Hislop, Les deux Babylones, Fischbacher, 1972, p. 16

Pour justifier cette confession auriculaire, on disait que les solennités auxquelles les initiés allaient être admis étaient si grandes, si célestes, si saintes, (...) Tel était le prétexte; mais (...) leur but principal, en demandant aux candidats de confesser leurs fautes secrètes, leurs faiblesses et leurs péchés, était de les mettre entièrement à la merci de ceux auxquels ils confiaient les plus intimes pensées de leur âme, et leurs secrets les plus importants.

Alexandre Hislop, Les deux Babylones, Fischbacher, 1972, p. 17

La clochette de la messe date de 1227

La fête-Dieu date de 1264

L'année sainte date de 1300

14ème
siècle

L'avé Maria date de 1316

Réjouis-toi, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort, Amen !

15ème
siècle

La procession de Saint Sacrement date de 1439

La doctrine du purgatoire est officiellement reconnue en 1439

Condition ou lieu propres à l’autre monde dans lesquels, d’après la doctrine de l’Église [catholique], (...) les âmes de ceux qui meurent en état de grâce, sans être lavés de toute imperfection, expient leurs péchés véniels non pardonnés, ou purgent une peine temporelle sanctionnant des péchés véniels ou mortels déjà absous, et sont ainsi purifiées avant d’accéder au ciel. En dernière analyse, la doctrine catholique du purgatoire est fondée sur la tradition, et non sur l’Écriture sainte.”

New Catholic Encyclopedia, 1967, tome XI, p. 1034

16ème
siècle

La tradition romaine mise au niveau des Écritures en 1546

Le concile de Trente proclame officiellement la doctrine des 7 sacrements en 1547

19ème
siècle

La vierge apparaît à la Salette en 1846

Deux jeunes bergers voient apparaître dans une lumière resplendissante une "belle dame" en pleurs qui confie à chacun un "secret spécial".

Le dogme de l'Immaculée conception est proclamé en 1854

L’Écriture n’enseigne pas directement l’Immaculée Conception. (...) Les premiers Pères de l’Église considéraient Marie comme sainte, mais non absolument sans péché. (...) Il est impossible de fixer avec précision le moment où cette croyance est devenue article de foi, mais il semble qu’elle était couramment acceptée au VIIIe ou au IXe siècle. (...) [En 1854, le pape Pie IX définissait le dogme] ‘selon lequel la très bienheureuse vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, préservée intacte de toute souillure de la faute originelle’.

New Catholic Encyclopedia, 1967, tome VII, pp. 378-381

Le concile Vatican II (1962-1965) confirmera cette croyance.

Le dogme de l'infaillibilité du Pape en 1870

Pie IX préside le concile Vatican 1.

L'Église catholique et les autres Églises chrétiennes se sont nourries au fil des siècles de la Tradition autant, sinon plus, que des Écritures. À cette Tradition a été reconnue le caractère d'infaillibilité, étant entendu que la communauté chrétienne ne peut unanimement se tromper sur les choses de la religion. (...) « Vox populi, vox Dei » (La voix du peuple, c'est la voix de Dieu !)

Herodote.net

20ème
siècle

Le dogme de l'assomption en 1950

Nous définissons comme un dogme divinement révélé que l'Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la Gloire céleste.

Pie XII, Munificentissimus Deus, art. 44

Il n’est pas fait directement mention de l’Assomption dans la Bible; cependant, le pape (Pie XII) insiste dans le décret de promulgation sur le fait que les Écritures sont le fondement de cette vérité.

New Catholic Encyclopedia (1967, tome I, p. 972)

Reflexion : Si Marie n'est pas morte, pourquoi a-t'elle recu un privilège que même le Christ n'a pas eu ? Sinon, comme la mort est le châtiment du péché originel dont Marie immaculée aurait été préservée, pour quelle raison serait-elle donc morte ?

Réflexion : Comment les catholiques expliquent-ils que les chrétiens primitifs furent quand même sauvés à cause de leur foi en une église faillible, sans pape, sans prêtres, sans reliques, sans chapelets, sans vierge Marie, sans eau bénite, sans cierges,... ?

Les fêtes catholiques

La sainteté de jours spéciaux est une notion tout à fait étrangère aux premiers chrétiens.

Encyclopædia Britannica (1910), tome VIII, p. 828

La fête de Noël

Au IVe siècle l’Église catholique a institué la fête de Noël. Elle voulait renforcer sa position en éliminant l’un de ses principaux obstacles : la popularité des religions païennes romaines et de leurs fêtes du solstice d’hiver.

Bien avant la naissance de Jésus de Nazareth, la fin de l'année solaire (le solstice d'hiver) est une période charnière, pendant laquelle ont lieu de nombreuses célébrations vouées au culte du dieu des semailles et de la fertilité, Saturne.

L'Internaute

Chaque année du 17 décembre, premier jour des Saturnales, au 1er janvier, la plupart des Romains festoyaient, s’adonnaient à des jeux d’argent, s’amusaient, défilaient et prenaient part à d’autres réjouissances tout en rendant hommage à leurs divinités.

Penne Restad, Christmas in America - a history, New York, 1995, p. 4

Le 25 décembre

Il n’y a rien dans le NT, et à plus forte raison dans un autre ouvrage, qui permette de fixer avec certitude le jour de la naissance du Christ. Les pères des trois premiers siècles ne parlent d’aucune observance de la nativité.

M’Clintock et Strong, Cyclopædia, New York, 1891, tome II, p. 276

Les troupeaux (...) passaient l’hiver dans des bergeries, et ce détail suffit à prouver que la date traditionnelle de Noël en hiver a peu de chance d’être exacte, puisque l’Évangile nous dit que les bergers étaient aux champs.

Henri Daniel-Rops, La vie quotidienne en palestine au temps de Jésus, 1961, p. 280

La date du 25 décembre n'a été arrêtée qu'en 354, par le Pape Libère.

L'Internaute - Origine de Noël : des Saturnales à la fête chrétienne

Les rois mages et l'étoile

Il s’agissait en fait d’astrologues venus de l’Orient (Mat. 2:1, 2, Jé, note en bas de page). Selon Matthieu 2:1-16, l’étoile a d’abord conduit les astrologues jusqu’au roi Hérode, puis jusqu’au nouveau-né (dans une maison, Jésus ne se trouvait plus dans une étable), après quoi Hérode a donné ordre de tuer tous les garçons de deux ans et moins dans le district de Bethléhem. Il n’est dit nulle part qu’en dehors des astrologues quelqu’un d’autre aurait vu l’étoile.

La crèche

L'invention de la crèche de Noël est traditionnellement attribuée à Saint François d'Assise (1181-1226). Ce dernier aurait créé la première crèche en 1223, dans son église de Grecchio (...) Les premières crèches proches de celles que nous connaissons ne sont apparues qu'aux alentours du XVIe siècle, dans les églises.

L'Internaute

Le sapin

Considéré par les Celtes comme le jour de la renaissance du Soleil, le 24 décembre était associé à l'épicéa, symbole de l'enfantement. Cette tradition païenne s'est rapidement reproduite dans le monde chrétien : au XIe siècle, les fidèles représentaient, lors de leurs Mystères, l'arbre du Paradis par un sapin garni de pommes rouges. (...) C'est en 1521 que l'arbre de Noël aurait fait sa première apparition, en Alsace. Dans cette région, les habitants sont autorisés à couper les arbres encore verts lors de la Saint Thomas (21 décembre). Ces derniers sont décorés de roses, de pommes (faisant référence à Adam et Eve), de confiseries et de petits gâteaux. Au XVIIIe siècle, la coutume du sapin décoré est bien implantée en Allemagne, en France et en Autriche. (...) Aux XVIIe-XVIIIe siècles, les sapins sont illuminés par de petites bougies.

L'Internaute

Le houx et le gui

la décoration de la maison avec du gui à Noël est une survivance de l’ancien culte du chêne pratiqué par les druides.

Funk et Wagnalls, Standard dictionary of folklore, mythology and legends

Le père Noël

Le père Noël est un personnage folklorique, (...) apparu dans sa représentation actuelle, au milieu du XIXe siècle en Occident, mais dont les racines profondes remontent à des rites et croyances antiques.

Wikipedia

L’échange des cadeaux

Les Saturnales (...) donnaient lieu à des festivités durant lesquelles on échangeait des cadeaux.

The Encyclopedia Americana, 1977, tome XXIV, p. 299

Pâques

De tout temps et dans de nombreuses cultures païennes, au printemps, on fête la lumière, la renaissance de la nature après les longs mois d'hiver. Ce qui était parfois symbolisé par le retour ou le réveil d'une divinité. Au Proche-Orient, comme leurs ancêtres Cananéens, les Hébreux et leurs voisins Babyloniens, Mésopotamiens, offrent à leurs dieux les prémices de leur moisson. (...) Pâques est la première fête célébrée dans les calendriers liturgiques chrétiens ; elle est attestée dès le IIe siècle.

Wikipedia

De nombreuses coutumes païennes destinées à accueillir le retour du printemps se rattachèrent à la fête de Pâques. L’œuf est le symbole de la germination qui se produit au début du printemps. (...) Le lapin est un symbole païen qui a toujours représenté la fécondité.

The Catholic Encyclopedia, 1913, tome V, p. 227

Le Nouvel An

Les Romains dédiaient ce jour (le 1er janvier) à Janus, le dieu des portes et des commencements. Le mois de janvier doit son nom à Janus; celui-ci avait deux faces, l’une tournée vers l’avant, l’autre vers l’arrière.

The World Book Encyclopedia (1984), tome XXIV, p. 237
Janus bi-front sur une pièce romaine du premier siècle.

Halloween

une partie des coutumes qui caractérisent Halloween peuvent être rattachées à une cérémonie druidique des temps préchrétiens. Les Celtes fêtaient deux dieux importants, un dieu soleil et un dieu des morts (appelé Samhain), dont on célébrait la fête le 1er novembre, commencement de la nouvelle année celtique. La fête des morts fut graduellement incorporée aux rites chrétiens

The Encyclopedia Americana (1977), tome XIII, p. 725

La Saint-Valentin

La Saint-Valentin tombe le jour de la fête de deux martyrs nommés Valentin. Mais les coutumes attachées à ce jour (...) viennent probablement d’une ancienne fête romaine, Lupercal, qui était célébrée le 15 février. Cette solennité honorait Junon, déesse romaine des femmes et du mariage, ainsi que Pan, le dieu de la nature.

The World Book Encyclopedia, 1973, tome XX, p. 204
Junon (ou Hera), la reine des dieux, sœur et femme de Zeus.

La fête des mères

iIssue de l’adoration de la mère pratiquée dans la Grèce antique. Le culte solennel de la mère, qui comportait des cérémonies en l’honneur de Cybèle ou Rhéa, la Grande Mère des dieux, était célébré aux Ides de mars dans toute l’Asie Mineure.

Encyclopædia Britannica, 1959, tome XV, p. 849
Cybele, déesse de la fertilité.

La Toussaint

La fête de tous les saints connus et inconnus.

Les Celtes fêtaient deux dieux importants, un dieu soleil et un dieu des morts (appelé Samhain), dont on célébrait la fête le 1er novembre, commencement de la nouvelle année celtique. La fête des morts fut graduellement incorporée aux rites chrétiens.

The Encyclopedia Americana, 1977, tome XIII, p. 725

Une commémoration régulière fut instituée le 13 mai 609 ou 610 lorsque le pape Boniface IV consacra le Panthéon — le temple romain de tous les dieux — à Marie et à tous les martyrs.