POURQUOI
je ne suis plus catholique

Les fêtes catholiques

La sainteté de jours spéciaux est une notion tout à fait étrangère aux premiers chrétiens.

Encyclopædia Britannica (1910), tome VIII, p. 828

Pâques

De tout temps et dans de nombreuses cultures païennes, au printemps, on fête la lumière, la renaissance de la nature après les longs mois d'hiver. Ce qui était parfois symbolisé par le retour ou le réveil d'une divinité. Au Proche-Orient, comme leurs ancêtres Cananéens, les Hébreux et leurs voisins Babyloniens, Mésopotamiens, offrent à leurs dieux les prémices de leur moisson. (...) Pâques est la première fête célébrée dans les calendriers liturgiques chrétiens ; elle est attestée dès le IIe siècle.

Wikipedia

De nombreuses coutumes païennes destinées à accueillir le retour du printemps se rattachèrent à la fête de Pâques. L’œuf est le symbole de la germination qui se produit au début du printemps. (...) Le lapin est un symbole païen qui a toujours représenté la fécondité.

The Catholic Encyclopedia, 1913, tome V, p. 227

Que veut dire le mot de Easter lui-même ? Ce n'est pas un nom chrétien: il porte en lui-même son origine Chaldéenne. Pâques (en anglais Easter) n'est pas autre chose que Astarté, l'un des titres de Beltis, la reine des cieux, dont le nom, tel que le prononçaient autrefois les Ninivites, est évidemment identique à celui qui est usité aujourd'hui en Angleterre. Ce nom, tel que Layard l'a retrouvé sur les monuments Assyriens, est "Ishtar". (...)
Voilà l'histoire d'Easter. Les coutumes populaires qui caractérisent encore l'époque où on la célèbre confirment amplement le témoignage de l'histoire sur son caractère Babylonien. Les galettes chaudes marquées d'une croix le Vendredi Saint, et les oeufs coloriés de Pâques, figuraient dans les rites chaldéens, exactement comme aujourd'hui.

Les deux Babylones, Alexander Hislop, 1972, p. 80, 82

Tu ne vois donc pas ce qu'ils font dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem ? Les fils ramassent le bois, les pères allument le feu, les femmes pétrissent la pâte pour faire des gâteaux à la Reine du Ciel; et puis on verse des libations à des dieux étrangers pour me blesser. (Jérémie 7:18, Jé)

La fête de Noël

Au IVe siècle l’Église catholique a institué la fête de Noël. Elle voulait renforcer sa position en éliminant l’un de ses principaux obstacles : la popularité des religions païennes romaines et de leurs fêtes du solstice d’hiver.

Bien avant la naissance de Jésus de Nazareth, la fin de l'année solaire (le solstice d'hiver) est une période charnière, pendant laquelle ont lieu de nombreuses célébrations vouées au culte du dieu des semailles et de la fertilité, Saturne.

L'Internaute

Chaque année du 17 décembre, premier jour des Saturnales, au 1er janvier, la plupart des Romains festoyaient, s’adonnaient à des jeux d’argent, s’amusaient, défilaient et prenaient part à d’autres réjouissances tout en rendant hommage à leurs divinités.

Penne Restad, Christmas in America - a history, New York, 1995, p. 4

Le 25 décembre

Il n’y a rien dans le NT, et à plus forte raison dans un autre ouvrage, qui permette de fixer avec certitude le jour de la naissance du Christ. Les pères des trois premiers siècles ne parlent d’aucune observance de la nativité.

M’Clintock et Strong, Cyclopædia, New York, 1891, tome II, p. 276

Les troupeaux (...) passaient l’hiver dans des bergeries, et ce détail suffit à prouver que la date traditionnelle de Noël en hiver a peu de chance d’être exacte, puisque l’Évangile nous dit que les bergers étaient aux champs.

Henri Daniel-Rops, La vie quotidienne en palestine au temps de Jésus, 1961, p. 280

La date du 25 décembre n'a été arrêtée qu'en 354, par le Pape Libère.

L'Internaute - Origine de Noël : des Saturnales à la fête chrétienne

Les rois mages et l'étoile

Il s’agissait en fait d’astrologues venus de l’Orient (Mat. 2:1, 2, Jé, note en bas de page). Selon Matthieu 2:1-16, l’étoile a d’abord conduit les astrologues jusqu’au roi Hérode, puis jusqu’au nouveau-né (dans une maison, Jésus ne se trouvait plus dans une étable), après quoi Hérode a donné ordre de tuer tous les garçons de deux ans et moins dans le district de Bethléhem. Il n’est dit nulle part qu’en dehors des astrologues quelqu’un d’autre aurait vu l’étoile.

La crèche

L'invention de la crèche de Noël est traditionnellement attribuée à Saint François d'Assise (1181-1226). Ce dernier aurait créé la première crèche en 1223, dans son église de Grecchio (...) Les premières crèches proches de celles que nous connaissons ne sont apparues qu'aux alentours du XVIe siècle, dans les églises.

L'Internaute

Le sapin

Considéré par les Celtes comme le jour de la renaissance du Soleil, le 24 décembre était associé à l'épicéa, symbole de l'enfantement. Cette tradition païenne s'est rapidement reproduite dans le monde chrétien : au XIe siècle, les fidèles représentaient, lors de leurs Mystères, l'arbre du Paradis par un sapin garni de pommes rouges. (...) C'est en 1521 que l'arbre de Noël aurait fait sa première apparition, en Alsace. Dans cette région, les habitants sont autorisés à couper les arbres encore verts lors de la Saint Thomas (21 décembre). Ces derniers sont décorés de roses, de pommes (faisant référence à Adam et Eve), de confiseries et de petits gâteaux. Au XVIIIe siècle, la coutume du sapin décoré est bien implantée en Allemagne, en France et en Autriche. (...) Aux XVIIe-XVIIIe siècles, les sapins sont illuminés par de petites bougies.

L'Internaute

Le houx et le gui

La décoration de la maison avec du gui à Noël est une survivance de l’ancien culte du chêne pratiqué par les druides.

Funk et Wagnalls, Standard dictionary of folklore, mythology and legends, 1984

Le père Noël

Le père Noël est un personnage folklorique, (...) apparu dans sa représentation actuelle, au milieu du XIXe siècle en Occident, mais dont les racines profondes remontent à des rites et croyances antiques.

Wikipedia

L’échange des cadeaux

Les Saturnales (...) donnaient lieu à des festivités durant lesquelles on échangeait des cadeaux.

The Encyclopedia Americana, 1977, tome XXIV, p. 299

Le Nouvel An

Les Romains dédiaient ce jour (le 1er janvier) à Janus, le dieu des portes et des commencements. Le mois de janvier doit son nom à Janus; celui-ci avait deux faces, l’une tournée vers l’avant, l’autre vers l’arrière.

The World Book Encyclopedia (1984), tome XXIV, p. 237
Janus bi-front sur une pièce romaine du premier siècle.

Halloween

une partie des coutumes qui caractérisent Halloween peuvent être rattachées à une cérémonie druidique des temps préchrétiens. Les Celtes fêtaient deux dieux importants, un dieu soleil et un dieu des morts (appelé Samhain), dont on célébrait la fête le 1er novembre, commencement de la nouvelle année celtique. La fête des morts fut graduellement incorporée aux rites chrétiens

The Encyclopedia Americana (1977), tome XIII, p. 725

La Saint-Valentin

La Saint-Valentin tombe le jour de la fête de deux martyrs nommés Valentin. Mais les coutumes attachées à ce jour (...) viennent probablement d’une ancienne fête romaine, Lupercal, qui était célébrée le 15 février. Cette solennité honorait Junon, déesse romaine des femmes et du mariage, ainsi que Pan, le dieu de la nature.

The World Book Encyclopedia, 1973, tome XX, p. 204
Junon (ou Hera), la reine des dieux, sœur et femme de Zeus.

La fête des mères

Issue de l’adoration de la mère pratiquée dans la Grèce antique. Le culte solennel de la mère, qui comportait des cérémonies en l’honneur de Cybèle ou Rhéa, la Grande Mère des dieux, était célébré aux Ides de mars dans toute l’Asie Mineure.

Encyclopædia Britannica, 1959, tome XV, p. 849
Cybele, déesse de la fertilité.

La Toussaint

La fête de tous les saints connus et inconnus.

Les Celtes fêtaient deux dieux importants, un dieu soleil et un dieu des morts (appelé Samhain), dont on célébrait la fête le 1er novembre, commencement de la nouvelle année celtique. La fête des morts fut graduellement incorporée aux rites chrétiens.

The Encyclopedia Americana, 1977, tome XIII, p. 725

Le Jour des morts (lendemain de la Toussaint).

Le jour des Morts [est] (...) le jour que l’Église catholique romaine a réservé à la commémoration des trépassés fidèles. Cette célébration est fondée sur la croyance selon laquelle, si les âmes des fidèles n’ont pas été purifiées à leur mort de leurs péchés véniels ou si elles n’ont pas expié leurs transgressions passées, elles ne peuvent atteindre la Vision béatifique. Elles peuvent y être aidées par la prière et par le sacrifice de la messe. (...)
Certaines croyances populaires liées au jour des Morts sont d’origine païenne et remontent à des temps très reculés. Voilà pourquoi, dans de nombreux pays catholiques, les paysans croient que les morts reviennent dans leurs anciennes demeures la nuit du jour des Morts et partagent la nourriture des vivants.

Encyclopædia Britannica (1910), tome I, p. 709

Une commémoration régulière fut instituée le 13 mai 609 ou 610 lorsque le pape Boniface IV consacra le Panthéon — le temple romain de tous les dieux — à Marie et à tous les martyrs.